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Monday25 September 2017

Thursday, 22 September 2011 22:58

Toespraak van Zijne Excellentie Yves Leterme Eerste Minister op het galadiner van de CCOJB

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(21/09/2011)
Mijnheer de Voorzitter
Dames en Heren in uw titels, graden en hoedanigheden

Rabbi Moshe Leib van Sassow onderwees zijn aanhangers als volgt:
“Ik leerde eens uit een gesprek tussen twee dorpsbewoners hoe wij werkelijk onze naasten moeten liefhebben.
De eerste zei: Vertel mij eens vriend, hou je van mij?
De andere: Ik hou heel veel van je.
De eerste zei daarop:  Weet je dan, mijn vriend, wat mij verdriet doet?
De tweede: Hoe kan ik nu weten wat jou verdriet doet?
De eerste: Als je niet weet wat mijn verdriet doet, hoe kun je dan zeggen dat je werkelijk van me houdt?
“ Begrijp dan mijn zonen’, vervolgde de rabbi,  “dat liefhebben en begrijpen betekent dat je weet wat je vriend verdriet doet’.

In een parafrase op de lering van de rabbi van Sassow wil ik hier graag zeggen dat ik heel goed begrijp wat de joodse gemeenschap van België vandaag verontrust en verdriet doet. Er is de jongste jaren een onmiskenbare toename van woorden en daden van jodenhaat in ons land en de ons omringende landen. Dat is onaanvaardbaar.

Ook kinderen worden daar niet van gespaard. In bepaalde steden kunnen joodse schoolkinderen nauwelijks nog door sommige straten naar hun school gaan zonder uitgescholden of zelfs aangevallen te worden.
Soms is aan die kinderen zelfs aangeraden het keppeltje niet meer te dragen om zich niet aan agressie bloot te stellen. Dat is onaanvaardbaar.

Een professor van de ULB vertelde mij over de uitvaart van zijn moeder, al enkele jaren geleden. Toen de uitvaarstoet langs een Brusselse school kwam liepen een aantal kinderen bij het zien van de David ster naar het hek van hun speelplaats en riepen: ‘sales juifs’.  De professor zei: ‘Ik had nooit gedacht dat, na alles wat gebeurd is, ik ooit die kreet van haat weer zou horen’. Maar wat hij nog het ergste vond was dat geen van onderwijzers op de speelplaats het blijkbaar nodig vond die kinderen terecht te wijzen. Dat is inderdaad onaanvaardbaar.

Sinds België bestaat heeft de joodse gemeenschap een belangrijke bijdrage geleverd aan de cultuur en wetenschap, de economie en politiek, de welvaart en het welzijn van ons land.  Dat onze joodse burgers vandaag weer in angst zouden moeten leven is onaanvaardbaar, is ondraaglijk.

De Belgische joodse gemeenschap heeft, zoals zovele andere joodse gemeenschappen in Europa, een verschrikkelijke tol betaald aan de Shoah. Dat legt ons een plicht tot herinnering op, niet om vast te zitten in het verleden, maar om te verhinderen dat het vergif van de jodenhaat zich opnieuw, onder nieuwe vermommingen, gaat verspreiden.  Dat kunnen we als democratisch land niet toelaten.

Ik begrijp dus, mijnheer Sosnowski, voorzitter van het CCOJB. mijnheer Klener, voorzitter van het Centraal Israëlitisch Consistorie van België; mevrouw Frohman, voorzitster van het Forum der Joodse organisaties, wat u verdriet doet, wat u verontrust.
En ik wil u ook dit zeggen: de toename van woorden en daden van jodenhaat is niet alleen een zorg voor de joodse bevolking. Ze is, ze moet de bekommernis zijn van elke Belg die gehecht is aan onze democratische samenleving.

Daarom zeg ik u hier zeer klaar en duidelijk: er bestaat geen enkel excuus, geen enkele vergoelijking voor daden van antisemitisme.

Je le dis très clairement : Il est inacceptable d’invoquer quelque excuse que ce soit pour minimiser ou excuser des actes d’antisémitisme. Il est tout aussi inacceptable d’importer ici des conflits extérieurs à notre pays.

Ainsi, le conflit au Moyen Orient [zionistische nieuwspraak voor: bezetting van het Midden Oosten, nvdr] ne peut jamais servir de justification  d’actes racistes de quelle nature qu’ils soient, ne peut jamais servir d’excuse à des paroles et des actes qui ébranlent notre état de droit et notre paix civile.

D’ailleurs, le conflit au Moyen Orient n’a pas besoin de violence additionnelle, mais de volonté de paix. Et cette paix doit être fondée sur la solution dite des deux états,  un état Palestinien et l’état d’Israël dont on reconnaît, sans ambigüité, le droit d’exister à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Cela reste le fondement de la politique en la matière des Nations Unies, de l’union européenne, de la Belgique.

Il faut le répéter : la paix se fait entre deux ou plusieurs parties, elle ne se fonde pas sur la destruction d’une des parties. Ceux – et ils sont trop nombreux -  qui en appellent à la disparition ou même à la destruction par les armes de l’état Israël ne servent pas la paix.
Et ils ne servent certainement pas la cause des Palestiniens dont la grande majorité aspire, elle aussi, à la paix, à une coexistence pacifique avec l’état d’Israël.  Toutes les parties concernées doivent donc agir avec modération et retenue.

J’ai bien écouté, Monsieur le Président, les considérations et les objections que vous inspirent le fonctionnement de la cellule de veille sur l’antisémitisme, qui dépend de l’égalité des chances ; le sort du rapport CEGES ; et la participation de la Belgique à Durban III. Vous comprendrez que je ne peux pas y répondre immédiatement sur le fond, mais j’en prends bonne note.

J’aimerais quand même dire un mot sur la conférence dite de Durban. Je voudrais introduire mes remarques par une citation. Je vous dirai le nom de l’auteur à la fin, mais je peux vous dire déjà qu’il était Français, résistant, journaliste et écrivain, ce qui vous permettra peut-être de deviner son nom avant que je le dise.

Je cite :
‘Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. Notre génération est héritière d’une histoire où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression’


‘Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, notre génération sait qu’elle devrait restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance.’ Fin de citation.

Ces mots sont d’Albert Camus et ont été écrits après la deuxième guerre mondiale et la barbarie de la Shoah. Mais ces paroles sur ‘des révolutions déchues, des techniques devenues folles, et des idéologies exténuées’, sur ‘de médiocres pouvoirs qui peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre’ sont d’une étonnante actualité.

Et d’une toute aussi grande actualité est le besoin que nous avons d’une ‘arche d’alliance’ entre les hommes.

Qu’est- ce que cela a à voir avec Durban? Eh bien, que cette conférence avait et a toujours un but, qui est de discuter des sujets brûlants que sont l’esclavage et le racisme, non pas dans un esprit de revanche mais dans un esprit d’apaisement, pour que les plaies puissent enfin se refermer.  D’aucuns ont, dès le début, voulu dévier de ce but pour faire de la conférence une arène d’imprécations et de haine contre un seul pays, Israël.

Par leurs efforts diplomatiques, des pays occidentaux, dont la Belgique, ont pu obtenir en 2001 à Durban un texte de compromis. Mais les ennemis d’Israël ont continué à utiliser la tribune à mauvais escient.  Ce fut le cas du discours inacceptable du président iranien à la conférence Durban II à Genève.  Et cela sera encore le cas parce que par leur ouverture, les Nations Unies prennent le risque de la contradiction.

Soyons clairs. Pour paraphraser Jean-Paul Sartre, qui a écrit que critiquer un juif n’est certainement pas de l’antisémitisme, mais ne critiquer que des juifs l’est,  je dirais : Critiquer l’état d’Israël n’est certainement pas de l’antisémitisme. Mais ne critiquer que cet état-là, lui appliquer des critères et des exigences que l’on n’a envers aucun autre état, cela a pour le moins de forts relents d’antisémitisme.

Pour en revenir donc à Durban, dont on marquera ce jeudi à New York le 10ième anniversaire lors d’une séance spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies,  la Belgique n’y appliquera pas la politique de la chaise vide.  Le Ministre Vanackere y parlera au nom de notre pays.  Sa voix, celle de la Belgique, écrasera celles des semeurs de haine.  Il rappellera avec force que la communauté internationale doit poursuivre sa lutte pour éradiquer à la source le racisme et la discrimination.  Il rappellera que les Nations Unies doivent être cette arche d’alliance dont parle si bien Camus.

Ce sont là quelques considérations, Monsieur le Président, mais qui montrent que, comme l’enseignait le rabbin Moshe Leib, je sais et je comprends ce qui inquiète et attriste la communauté juive de notre pays.

Soyez assuré que vos soucis sont partagés par tous ceux qui n’oublient pas les leçons du passé et sont attachés à notre démocratie, fondé sur des principes d’égalité et de tolérance.

Je tiens à vous féliciter,  Monsieur de Président,  de l’organisation de cette rencontre entre la communauté  juive de Belgique, dans toutes ses composantes, avec le monde de la politique, des médias et la société civile.  Une soirée comme celle-ci offre une excellente occasion à tous les participants de parler des problèmes mentionnés, et de mieux appréhender les sensibilités et inquiétudes de chacun. J’espère que cela pourra devenir une tradition annuelle, comme c’est déjà le cas dans des pays voisins. Notre pays a tout à gagner avec un tel dialogue.

Je vous remercie de votre attention
Ik dank u voor uw aandacht.

Bron: Yves Leterme

NVDR: Veel lippendienst, tragikomedie en gehuil met de wolven in het bos van de eerste minister, maar Leterme weigerde toch (terecht) in te gaan op de buitensporige eisen van het CCOJB ("de legitieme vertegenwoordiger van de Joodse gemeenschap in België"): 1) geen deelname van België aan de VN-conferentie van Durban III (n.b. tegen racisme); 2) de oprichting van een "waakcel voor antisemitisme" onder directe bevoegdheid van de eerste minister; 3) geen debat over amnestie voor collaborateurs tijdens de Tweede Wereldoorlog ("lessen trekken uit de Shoah"). Het CCOJB is een (onverkozen) drukkingsgroep die op arrogante wijze denkt rechstreeks het regeringsbeleid in dit land te kunnen (mogen) beïnvloeden. Meer weten? Lees: "Leterme chez les juifs : 3 refus et une nouvelle gaffe !" (Parlemento.com, 20/09).

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